Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Un projet culturel pour Périgny

Publié le par rue du blogule rouge

Refuser l’austérité, promouvoir la solidarité sociale et placer l’humain d’abord au cœur des préoccupations est le vœu des candidats aux élections municipales aux couleurs Front de Gauche de la liste « Périgny accessible à tous ».

Promouvoir et mettre en œuvre démocratie directe et accessibilité sociale, régie de l’eau, nouveaux services au citoyen, maîtrise de l’urbanisation, transports gratuits, troisième école primaire, n’exclut pas, au contraire, d’avoir des ambitions élevées pour la commune. L’une d’elles passe par le rééquilibrage du budget communal en faveur de la culture ! 4% des dépenses en 2013, c’est insuffisant ! Il faut augmenter cette part pour permettre un réel développement culturel de la commune.

Un projet pour Périgny : créer un espace culturel et de loisirs

Nous  regrouperons, dans un même secteur, face à Palmilud, des infrastructures pour des activités culturelles ou de loisirs.

Un projet culturel pour Périgny

Nous  construirons dans cet espace une salle de spectacle polyvalente, un centre pour les associations, un musée, des locaux pouvant accueillir des activités de loisirs telles que laser‐games, parc de loisirs, une aire pour camping-cars, un parking, etc.

Ce terrain a une superficie totale de plus de 5,6 ha ! C'est plus qu'il n'en faut !
Ce terrain a une superficie totale de plus de 5,6 ha ! C'est plus qu'il n'en faut !

Ce terrain a une superficie totale de plus de 5,6 ha ! C'est plus qu'il n'en faut !

Quel meilleur moyen y a-t-il, que bâtir ici, à peu de distance de la rocade, un nouvel espace culturel, pour rompre avec l’image actuelle d’une commune occupée uniquement par sa zone industrielle ?

Notre commune compte beaucoup d'associations culturelles (trop isolées). Elle se distingue jusqu’ici, et c’est tant mieux, par ses équipements sportifs (Palmilud et au moins sept autres lieux y sont consacrés : stade, salle omnisports de la rue du Péré, courts de tennis, pas de tir à l’arc, gymnase du stade, dojo et gymmnase de Rompsay, salle d’escrime) mais elle ne dispose pas des infrastructures nécessaires au développement actuel de l’offre dans le secteur culturel (Mondomélodie, école de musique, théâtre …)

Une salle de concert

L’actuelle salle du CMA, construite il y a 40 ans, est désormais obsolète. Elle est trop petite, très mal insonorisée, connaît une acoustique interne délicate. C’est une salle conçue dès l’origine pour servir autant de salle des fêtes et de banquets que de salle de spectacle, à une époque où Périgny comptait moins de 4000 habitants.

Nous construirons une vraie salle de spectacles pour 500 personnes, pouvant accueillir aussi bien des concerts que du théâtre et d’autres spectacles (ou, pourquoi pas, du cinéma numérique -ou non ?) dans de bonnes conditions pour les spectateurs et pour les artistes, c’est-à-dire avec des sièges confortables pour les uns, une régie son et lumière ainsi que des loges pour les autres.

Un centre associatif

Nous y adjoindrons un centre d’accueil pour les associations permettant à celles qui le veulent d’y pratiquer leur activité, d’y exposer leurs travaux, d’y avoir un bureau d’accueil du public, d’y entretenir des moyens administratifs, etc.

Un musée

Nous implanterons aussi à Périgny un musée didactique des droits de l’homme. Pourquoi ?

Il s’agit, d’une part, de faire sa place au devoir de mémoire, d’autre part de changer l’image et la vocation de la commune trop marquée par sa zone industrielle.

Périgny est héritier d’une histoire riche de l’exploitation esclavagiste. Si La Rochelle a bien vécu de la traite des esclaves, du commerce en droiture avec les colonies françaises d’Amérique, et de l’exploitation directe des esclaves sur les terres coloniales, Périgny, « sous-port » rochelais dès le Moyen-Âge, a profité bien sûr de cet enrichissement. En témoigne les villégiatures des grandes familles esclavagistes dans les anciennes seigneuries de Périgny ou de Rompsay.

En devenant une commune-phare dans l’Ouest de la France pour ce devoir de mémoire, Périgny drainerait par la même occasion un tourisme culturel qui pour l’instant n’a que La Rochelle et son Musée du Nouveau Monde à « se mettre sous la dent ». Une vocation à attirer les scolaires de tous niveaux ne pourrait que favoriser l’image d’une commune jusqu’ici dominée essentiellement par sa zone industrielle.

Le thème des droits de l’homme n’a d’ailleurs pas de concurrent : Il n’existe aucun musée spécifique des droits de l’homme en France ! Certes des musées de la Résistance accueillent ou organisent des expositions sur les droits de l’homme, certains musées ont trait à l’abolition de l’esclavage. Ils sont tous situés dans l’Est ou le Sud. Certains n’ouvrent que le week-end ou sur réservation. La liste en est vite faite : Musée de la résistance et de la déportation à Besançon ; musée du désert à Miallet (Gard) ; musée d’histoire Jean Garcin à Fontaine-du-Vaucluse (Vaucluse) ; Maison des Droits de l'Homme à Grenoble.

D’autre part, « la route des Abolitions de l'Esclavage et des Droits de l'Homme » comprend aussi 5 musées : le musée de la négritude et des droits de l’homme à Champagney (Haute Saône) ; la maison Abbé Grégoire d’Embernil (Meurthe-et-Moselle) ; la Maison Anne-Marie Javouhey à Chamblanc ; le château de Joux Toussaint Louverture à Pontarlier (Jura) ; la Maison Victor Schœlcher à Fessenheim (Bas-Rhin).

On pourrait aussi ajouter le Mémorial de l'abolition de l'esclavage à Nantes -mais c’est un mémorial et non un musée-, deux salles au musée des ducs de Bretagne à Nantes et un espace au musée d’Aquitaine à Bordeaux. Quant au musée du Nouveau Monde à La Rochelle, il s’intéresse quantitativement plus à « la mémoire de l’Amérique française » qu’à celle des droits de l’homme !

Il n’y a donc que 10 (petits) musées consacrés à ce thème, en tout et pour tout, dans toute la France et aucun à l’ouest d’une ligne Metz/Nîmes, alors que ce sont –évidemment- les ports de l’ouest qui ont, au premier chef, profité de l’esclavage ! Très concernée aussi par les guerres de religion, l’exploitation des prisonniers de guerre (canal de Marans) ou la déportation des communards, l’internement des Roms ou des Tziganes, et même par les patrons-voyous (voir l’affaire Triaxe), la région en général et la commune en particulier auraient portant force grain à moudre.

L'utopie, selon Victor Hugo est la vérité de demain. Acceptons-en l’augure et s’il faut, paraît-il, au-moins dix ans pour mener à bien un projet de musée, pourquoi ne pas fixer 2024 comme première échéance de cette vérité ?

Des locaux commerciaux pour activités de loisirs

Ces locaux accueilleront des activités de loisirs telles que Laser-games ou parc de loisirs.

Un parking

Un parking de délestage, face à celui existant de Palmilud accompagnera ces équipements. Des places de parking supplémentaires qui seront les bienvenues à Périgny !

Une aire pour CC

Une aire communale aménagée pour les Camping-cars viendra compléter le dispositif. 20 à 25 places (payantes) réservées aux camping-cars, avec électricité et services d’eaux propres et usées, permettront d’assurer une fréquentation tout au long de l’année (présence de la ligne de bus, piste cyclable, proximité de la piscine et des commerces de la Pommeraie…).

Le parc public

Nous ouvrirons le parc de Palmilud au public indépendamment de l’entrée à la piscine. Il est inadmissible que ce parc soit inutilisé !

Rappelons que toutes ces activités bénéficieront du passage des bus -dont nous demandons, par ailleurs, la gratuité-, de la piste cyclable et de la proximité de la –future- gare de Périgny, ainsi que de celle du centre ville de Périgny, ce terrain étant situé à 250 m de la Pommeraie.

Quel budget ?

Il est pour nous hors de question d’augmenter les impôts locaux. Cependant, la commune n’est pas actuellement endettée et a une grande marge de manœuvre sur le plan financier. Bien sûr, le gouvernement va diminuer la dotation globale de fonctionnement dans le cadre de sa politique d’austérité et nous condamnons cette mesure. Mais la population de la commune ayant augmenté et continuant à le faire, les dotations reçues dans les années qui viennent seront néanmoins plus importantes. Ainsi la DGF (dotation générale de fonctionnement) était à Périgny de 710 000 € en 2013 et sera de 730 000 € en 2014. Nos projets sont donc réalistes ! D’autant que la commune ne sera pas seule à les financer. Des subventions seront évidemment sollicitées.

Quel sera le coût exact ? Aucun projet n’est bien sûr parfaitement identique, mais nous avons pu repérer des réalisations équivalentes dans des communes comparables à la notre. En voici deux exemples.

Dans la CDA de Tours, la commune de Ballan-Miré, 8 300 habitants, construira une maison des associations (le projet est celui de la candidate PS qui brigue la succession du maire actuel et c’est aussi celui de son challenger RPR). Le projet comprend une salle de 600 m2 et un auditorium de 200 places, plus un hall de convivialité. Son coût annoncé est de 4,3 millions d’€. Financé en partie grâce à des subventions de la Drac, de la région, du département et de la CDA, le coût restant pour la commune sera de 550 000 €.

Le musée de la négritude et des droits de l’homme de Champagney a, quant à lui, couté 122 500 €, financés à 40% par des subventions européennes. Le musée réalise 13 500 entrées par an dont 9000 scolaires.

 

Un projet culturel pour Périgny

Sachez aussi, à titre de comparaison, que la réfection de la place de la Pommeraie couplée à celle de la mairie aura coûté à la commune environ 7,1 millions d’€.

La méthode

Nous ne nous contenterons pas d’un vote du conseil municipal et de quelques réunions d’information. Notre méthode sera celle de la démocratie directe : un projet de cette importance ne doit pas, à notre avis, être concrétisé sans l’avis et l’aval des citoyens. Aussi chaque étape ne sera-t-elle réalisée, qu’après un débat et un vote citoyens. Les associations seront consultées et pourront être partie prenante dans l’élaboration du projet. Une information permanente de l’état d’avancement du projet sera mise en place auprès des citoyens, tant par les canaux communaux classiques : Périscope, Périgny-Info, que par le site Internet de la ville et par une e-lettre régulière aux abonnés.

Commenter cet article