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Pamphlet pour une crucifixion

Publié le par rue du blogule rouge

Ou comment Flamby Hollande est mort sur la croix des sondages de popularité et a ressuscité sous la forme de Jésus Macron roi des médias.

Et il ramait, le capitaine du pédalo, il ramait !

Depuis belle lurette, déjà, l’inversion de la courbe du chômage avait croisé la courbe d’impopularité du taulier de l’Elysée et Flamby écopait !

Il en avait poussé des efforts de pachyderme, pourtant, François II l'éléphant :

De toutes ses forces, comme promis, n’avait-il pas lutté contre notre ennemi la Finance ?

Avec hargne, comme promis, n’avait-il pas renégocié avec Frau Merkel les fameux  accords signés par Sarko, son précédémentor ?

Ardemment, histoire de  crédibiliser Le Pen, n’avait-il pas, du F-Haine, repris quelques rengaines : “les Roms c’est bon pour la Roumanie“ ou le “y a trop d’immigrés chez nous à manger le pain des Français“ et encore : “vive la déchéance de nationalité, ça va tout régler “.

Sans avoir l’air ni l’envie d’y toucher, il avait maintenu le tout nucléaire électrique,  laissé Fessenheim en activité, et toute écologie à la porte de son industrie.

Mais pour apaiser le climat, il avait fait signer aux autres états, un papier.

Il avait espéré, un temps, reprendre l’ascendant grâce au panache blanc du guerrier triomphant. “Nous sommes en guerre, avait-il proclamé devant le Parlement assemblé, suivez-moi et silence dans les rangs !“

Sans peur, il avait choisi un paratonnerre soit disant catalan, en apparence fier comme Artaban. Lui, endosserait sans mollir les scories sanglantes de la répression au barrage de Sivens, l’inutile conflit de Notre Dame des Landes, et bien entendu les lois scélérates détricotant le code du travail et rognant jusqu’à l’os les droits conquis précédemment par les travailleurs.

Car notre prince élu régnant avait bien intégré sa mission : souquer pour satisfaire les patrons ! C’est ainsi cependant, que dans l’opinion, sa courbe d’acquiescement avait pris, à l’opposé de celle du chômage,  un aspect plongeant à fort coefficient !

Pourtant, tout en ramant, tout en écopant, tout en souquant, le prince-président,  renonçant à son sceptre, intronisait un prétendant. Mis en musique par Attali, porté aux nues et aux unes des journaux, avant les urnes, par les soins des magnats des médias, notre haut pagayeur l’avait récupéré chez les banquiers pour le recycler secrétaire à l’Elysée puis en faire un ministre financier. C’était lui mettre le pied à l’étrier.

Finalement, Hollande, râlant et agonisant sur le champ de bataille de sa réélection, c’est bien Macron qui, pour les possédants, jouerait le rôle du pion.

Sa politique ? En pire, la même qu’avant !  Du quinquennat de Hollande, pensaient ses souteneurs et promoteurs, il devrait tirer les leçons : assez de tergiversations, il faut gouverner le bateau sans tangage, droit vers les rivages de l’austérité et ne pas hésiter à faire preuve d’autorité vis à  vis des salariés. Les dividendes sont à portée, il ne faut plus tergiverser ! Assez des luttes d’arrière garde pour quelques acquis sauver. De la modernité, s’il vous plaît ! De la précarité s’il le faut ! De la flexibilité et au trot ! De la simplicité dans les lois, de la souplesse dans l’échine de ceux à qui les patrons font l’honneur de les embaucher.

Habituons-nous donc à la génuflexion. De toute façon, devant le christique Emmanuel, Jésus Macron de son surnom, qui a ressuscité l’ancien patron crucifié par l’opinion mais est passé en quelques jours du statut de la baudruche à celui de l’autruche plongeant la tête dans le sable frais du succès, sans voir les nuées sociales s’amonceler, uniquement préoccupé de cuisine législative, seule l’oraison a quelques chances d’apporter satisfaction.

Prions ou votons, cette fois contre Macron, ses flonflons et sa fausse révolution.

 

 

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