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Résistance toujours !

Publié le par rue du blogule rouge

Résistance toujours !

La loi travail XXL, l’état d’urgence permanent, l’insécurité mondiale aggravée par des politiques incohérentes nous menacent. Numérotons nos abattis, Insoumis et autres Français, c’est la rentrée ! Résistons !

 

Résumé des épisodes précédents

Que s’est-il passé durant ces vacances bien méritées, après, entre autres, deux campagnes électorales réussies pour le camp insoumis au diktat de l’argent-roi mais inefficacement conclues ? Quoique !… 7 millions de voix pour Jean-Luc Mélenchon et 17 députés insoumis élus, ce n’était pas écrit d’avance !

 

Ces deux scrutins avaient vu le gonflement à l’hélium médiatique de deux énormes bulles, la bulle Macron et en faire valoir la bulle Le Pen, dont on savait bien qu’elles éclateraient un jour. C‘est arrivé pendant ces vacances. Plus tôt que prévu, tant mieux !

 

Tandis que les députés insoumis prenaient d’emblée les rênes de la contestation à l’Assemblée et le leadership de l’opposition dans le pays, seuls les députés communistes les suivaient dans leur combat en faveur des travailleurs, (peut-être pour ne pas disparaître complètement des écrans radars du monde du travail) et tout le monde pouvait constater la vacuité des sbires du Front National dont la préoccupation principale semblait être de changer leur nom de parti, à l’évidence trop impliqué aux yeux de l’opinion dans les héritages idéologiques racistes de l’extrême droite.

 

Titanic I

Le PS quant à lui, c’est le Titanic. Après avoir sombré avec le commandant du pédalo, Hollande, le souvenir de Cahusac en figure de proue, les méfaits droitiers de Valls et d’El Khomri et la déroute d’Hamon en poupe, il s’est enlisé dans les affres des batailles de chiffonnier pour savoir où est passé l‘argent des campagnes électorales.

 

Titanic II

À force de magouiller sur le mauvais cheval politicien et à force de querelles intestines, EÉLV n’a plus d’audience et plus aucun député. On n’a pourtant jamais autant eu besoin de l’écologie, d’assurer la transition énergétique pour trouver des solutions alternatives au nucléaire, de solutions de production climato-compatibles, loin de la société de l’offre et de l’agriculture industrielle chimique et de favoriser  l’eau publique. Il faudra bien, dès aujourd’hui , relancer ces débats ! Sans eux !

 

Titanic III

La droite, elle,  est exsangue ou ralliée. Il restera, dans la mémoire populaire, le souvenir de Juppé condamné-mais-droit-dans-ses-bottes, celui de Sarkozy ses montres-son yacht-sa-fête-au Fouquet’s et son karcher, celui de Fillon –ses emplois-fictifs-familiaux-et-ses-costumes de bien pensant qui lui ont fait prendre une sacrée veste. Mais aussi et surtout l’austérité généralisée au nom du paiement de la dette, du libéralisme forcené et du dumping social mondialisé.

 

Ni à gauche, ni à droite, ni surtout en marche avant

Quant à Macron et sa supposée vague “En marche“, bien que ne représentant pas  la majorité des Français pour cause d’abstention massive et de vote par “dégagisme“ plus que par adhésion à son projet volontairement fumeux “ni droite ni gauche“ donc de droite, on a pu très vite constater son manque de consistance personnelle dans la direction du pays, sauf pour se mettre au service du MEDEF et des Riches, manque de consistance qui s’est retrouvé dans les nombreux députés godillots à l’Assemblée Nationale, tandis que son équipe gouvernementale soit disant renouvelée étalait au grand jour ses insuffisances et même ses turpitudes à l’ancienne !

 

Janus démasqué

Néanmoins, malgré d’importants frais de maquillage, les masques tombent, et plus vite que prévu ! Tandis que les médias continuent sur leur lancée à encenser le juvénile Jupiter de l’Élysée, les Français s’aperçoivent que c’est plutôt le clown Auguste qui règne au Palais. Eux, qui sont traités d’imbéciles incapables de complexité de pensée, d’indécrottables de toute réforme qui leur serait pourtant utile, ou encore de Riens, voient bien que les effets de manche christiques d’un illusionniste en campagne ne sont plus d’aucune utilité pour gouverner. Inviter le grotesque Trump à célébrer la fête de la Liberté, insulter les Polonais, traiter le Vénézuelien pourtant démocratiquement élu, Maduro, de tyran, sans oublier de présenter Mélenchon comme un groupie de Castro, Staline et Chavez réunis ne fait guère avancer le schmilblick !

Laissons de côté, pour le moment, la politique de gribouille menée sur la moralisation de la vie publique, l’improvisation de la rentrée scolaire et même les mauvais coups portés aux étudiants (baisse de l’APL) ou aux retraités (hausse de la CSG) comme aux fonctionnaires (jour de carence, suppression de postes, gel des salaires) et concentrons-nous sur l’actualité principale de cette rentrée : la loi travail, mouture Macron.

Croyez-vous vraiment que les électeurs macronistes du printemps aient voté pour ce véritable “coup d’état social“ comme l’a stigmatisé Mélenchon ?

 

Coups bas

Lorsqu’il s’agit d’appliquer les préconisations du MEDEF, il n’y a plus de pusillanimité ! Ça tape fort :

Pas de débat national ni parlementaire : des “ordonnances“. Le pouvoir a tenté de masquer jusqu’au dernier moment la réalité de ses ukases liberticides du code du travail conquis lutte après lutte par les salariés pour se protéger de l’âpreté patronale, d’aucuns disent même de la rapacité des possédants. C’est, susurre Sud-Ouest dans son édition du 1er septembre, la bonne méthode “pour rendre difficiles les oppositions de principe“ (cf. éditorial d’Yves Harté, “un long exercice de souplesse“ – souplesse d’échine de ce thuriféraire-lèche-bottes du dieu made in Rotschild, sans doute !). Ses semblables et lui-même essaient aussi de nous faire croire que les PME sont les seules visées dans ces réformes et seront les grandes gagnantes.

 

Mais l’analyse pragmatique et précise du contenu de ces ordonnances  nous montre que, principalement :

 

Les garanties collectives seront affaiblies, c’est un euphémisme, pour tous, par l’inversion des normes.

Alors qu’aujourd’hui 98% des salariés sont couverts par une convention collective de branche, les “négociations“ se feront au niveau de chaque entreprise pour les salaires ou la durée du travail. D’où la crainte –justifiée- de dumping social et de baisse des salaires (vous savez bien, il faut sauver l’entreprise et consentir des sacrifices !).

 

Les licenciements seront partout facilités.

Si un salarié refuse une baisse de son salaire ou une augmentation de son temps de travail, son licenciement ne sera plus un licenciement économique et n’ouvrira donc que des droits “normaux“ au chômage. Oui mais, ment Sud-Ouest, il y aura une hausse de 25% des indemnités légales de licenciement. Passer de 1/5ème du salaire mensuel à ¼, c’est-à-dire de 20 à 25% n’a pourtant jamais représenté qu’une augmentation de 5%, non ?

Par ailleurs, la loi El Khomri autorisait déjà une entreprise de plus de 1000 salariés à licencier avant son rachat. Avec les ordonnances Macron le seuil est ramené à 500 !

 

En marche pour plus de précarité

Les CDI de chantier pourront s’appliquer à tous. C’est la précarité organisée. Exit les primes de précarité liées au CDD.

De plus, le chantage du referendum permettra au patron d’obtenir ce qu’il veut.

 

En marche pour moins de sécurité

Les compétences des comités d’entreprise, du comité d’hygiène et de sécurité et de la délégation du personnel seront fusionnées : moins de représentants des salariés, donc.

 

En marche pour une évolution, une révolution ou une agression ?

Macron, lors de la campagne annonçait une Révolution du code du travail. Après El Khomri et ses lois scélérates, on peut effectivement parler d’évolution, mais toujours dans le même sens : le mauvais. En marche arrière ! Mais en réalité, on voit bien que c’est d’une agression contre le droit du travail et contre ceux qu’il protège dont il est question ici.

 

Résistance syndicale

Pour résister à ce coup de force il ne reste plus guère, pour le moment, que la rue !

La CGT appelle d’ores et déjà à manifester le 12 septembre.

Pour La Rochelle, le rendez-vous est fixé à la gare à 14 h. Venez nombreux. Résistez !

Cela, c’est la réaction syndicale à l’affrontement social voulu par le pouvoir.

 

Résistance politique

Les Insoumis se battront à l’Assemblée  contre ces ordonnances, avec tous ceux qui le voudront. Mais bien sûr, l’Assemblée nationale des députés macronistes godillots validera, évidemment sans état d’âme et dans la plus parfaite obéissance à son dieu de l’Olympe, ce coup bas porté à tous les salariés, au nom de la lutte supposée contre le chômage. Car, figurez-vous, en facilitant les licenciements, on favoriserait l’emploi ! Cette vision surréaliste est une parfaite illustration d’une politique répondant aux aspirations du MEDEF et au service de l’oligarchie financière des Riches.

 

C’est pourquoi les Insoumis proposent aussi d’avoir une réaction politique de masse  en appelant à une grande manifestation à la Bastille le samedi 23 septembre à Paris.

En car, en train, en voiture, venez nombreux ! Résistez !

 

 

 

Résistance toujours !
Résistance toujours !

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