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L’oligarchie ne nous mènera pas en bateau !

Publié le par rue du blogule rouge

« Un changement de société, allant vers plus de justice sociale, moins d’inégalités économiques, un accès plus large au savoir et à la culture, suppose de maîtriser la connaissance des réseaux qui contrôlent et asservissent la grande majorité du peuple français. » écrivent dans leur ouvrage Le président des riches, enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, éditions La Découverte, Paris 2010, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot.

Et d’ajouter : « Chaque citoyen doit s’intéresser aux différentes composantes de l’oligarchie en commençant par celles dont le pouvoir s’exerce sur son lieu de résidence et sur son travail… ».

 

Alors, Rue du Blogule Rouge, on approuve et on commençe par faire un peu de ménage chez nous pour comprendre ce qui se passe dans notre zone (industrielle) :

 

La semaine dernière, Philippe Baroux, écrivait dans Sud-Ouest, sous le titre « Dufour attend des fonds », un passionnant article concernant l’éventuel rachat de Dufour Yachts par Bavaria :

 

"4 novembre 2010 06h00 | Par Philippe Baroux

   

Dufour attend des fonds

De nouveaux capitaux injectés dans le chantier nautique rochelais Dufour Yachts ? L'allemand Bavaria est sur les rangs. Entre autres.

 

 

Dufour Yachts, le chantier rochelais convoité par Bavaria. Photo Pascal Couillaud

Dufour

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

Dufour Yachts va-t-il changer de mains ? La question vient de percer la discrétion dont est coutumier le premier employeur nautique de la Charente-Maritime.

Dans sa lettre d'information boursière datée du 1er novembre, IBI (Industrial Boat industrie) évoque sans ambiguïté que le PDG du chantier allemand Bavaria, Jens Ludman, est intéressé par le chantier rochelais, mais aussi par l'italien Cantiere del Pardo, fabricant des voiliers Grand Soleil, deux chantiers majoritairement détenus par le même fonds d'investissement, Rhône Capital.

Jens Ludman refuse de préciser le niveau de ces discussions et son projet stratégique. Mais le dirigeant explique en substance que les trois marques Bavaria, Dufour et Grand Soleil sont complémentaires et qu'elles offrent de larges opportunités de synergies.

Bavaria est au nautisme ce que le low-cost est à l'aviation. Un « champion du monde » de la productivité et de la rentabilité, dont la logique économique a été rattrapée par la tempête qui s'est abattue il y a trois ans sur la filière nautique. À deux reprises, en 2007 et en 2009, l'allemand a été racheté. Il est aujourd'hui détenu par deux fonds d'investissement, Anchorage Advisors et Oaktree Capital.

Bénéteau et les autres

Après trois années de dépression, l'industrie nautique n'a toujours pas retrouvé ses niveaux de vente de 2007. Une filière où le fossé entre le géant Bénéteau et ses concurrents semble devoir se creuser davantage encore. Et où toute proposition de synergie interroge sur le niveau jusqu'où le curseur peut être poussé. Dans le cas de Dufour Yachts, un investisseur irait-il jusqu'à délocaliser en Bavière une production qui, à La Rochelle, fournit du travail à près de 600 salariés, dans une entreprise historique du filon nautique, bien calée sur le cœur du marché (celui des voiliers de croisière de 10-12 mètres) ?

Toujours selon IBI, d'autres que Bavaria seraient tentés par Dufour. Le fonds italien Orlando est cité. Chez Dufour Yachts, on ne parle pas de vente, mais de « possibilités de renforcement de fonds propres ». Le pluriel est souligné. Le PDG de Dufour Yachts, Salvatore Serio, ajoute : « Nos actionnaires étudient plusieurs possibilités. Mais n'importe laquelle de ces solutions renforcera Dufour Yachts. »

Le dirigeant n'est pas plus explicite qu'il ne l'a jamais été depuis sa nomination, mi-2008. Il était alors installé pour réorganiser l'entreprise rochelaise. Dans le même temps, le propriétaire de Dufour Yachts recapitalisait le chantier de 20 millions. La situation restait toujours tendue, si bien qu'après une période de chômage partiel, début 2009, CGMer, filiale de la Société générale, lâchait 4 millions de soutien de trésorerie au chantier rochelais, en plein Grand Pavois, le salon à flot de La Rochelle où se discutent clairement toutes les affaires.

Distinction

La recherche de fonds propres se dessine comme un souci récurrent du chantier. Comme l'a été durant cette période celui de la résorption de son stock de voiliers et la rationalisation de sa chaîne de production. Des efforts qui ont été couronnés de succès en 2010. Le 23 janvier dernier, le prix du bateau européen de l'année - European Yacht of the Year 2010 - distinguait le 405 Grand Large, un croiseur lancé par Dufour, au Nautic de Paris 2008. Et l'été dernier, avec la sortie du nouveau 375 Grand Large, les Rochelais marquaient un point de plus dans l'amélioration de leur organisation. Des rouages mieux huilés qui dispensaient le chantier de créer un prototype avant de lancer le premier modèle sur la chaîne de production.

Des efforts que ne manque pas de souligner le PDG de Dufour Yachts dans le contexte actuel : « L'important travail que le chantier a effectué ces deux dernières années, avec le lancement de nouveaux modèles et une présence accrue à l'international, est apprécié de tout le monde. »

 

Même si le dernier paragraphe de l’article vient mettre « de l’huile dans les rouages » en terminant sur une note toujours appréciée de distinction attribuée au chantier pour le travail consenti par ses salariés, le début n’est guère encourageant. Faut-il craindre pour l’avenir de cette entreprise et de ses salariés et les fonds apportés par les investisseurs éventuels seront-ils suffisants ?

 

Mais qui sont donc ceux qui veulent racheter Dufour, et surtout pourquoi et pour quoi faire ?

Est-il vrai qu’il ne s’agirait que d’apporter des fonds ? Poser la question, c’est presque y répondre ! Car les capitalistes ne sont pas des philanthropes et les bailleurs de fonds ne sont là que pour "faire de l’argent" !

 

Décryptages

Dufour

Michel Dufour, architecte naval rochelais créa les chantiers Dufour en 1964.

Aujourd’hui, Dufour yachts est une SAS (Société par Actions Simplifiée), basée à Périgny et qui emploie 585 salariés pour construire des bateaux de plaisance.

 Cékoiça, une SAS ?

Définition de Wikipedia : « La SAS est à la fois société de capitaux, ce qui la rapproche de la société anonyme, et société de personnes, ce qui la rapproche quelque peu de la société à responsabilité limitée. Elle se distingue surtout de la SA par la grande liberté qui est laissée aux associés. Cet allègement des contraintes, et notamment le fait que le fonctionnement interne de la SAS est essentiellement défini par les statuts, c’est-à-dire par la volonté de ses associés, et non pas par la loi, est en effet à l'origine de la création de la forme de SAS et fait de la SAS un instrument de gestion privilégié par les grands groupes, notamment multinationaux, ainsi que par les PME et les holdings de LBO.

La principale caractéristique de la SAS est qu'elle permet de dissocier le capital du pouvoir (tout en préservant certaines caractéristiques de la SA, cf. infra) : en résumé, un associé peut disposer de prérogatives indépendantes de sa part de capital. Cette notion est tout simplement révolutionnaire dans le droit français. »[ …]

 

La SAS Dufour Yachts a réalisé un chiffre d’affaires de 93 111 261 € (exercice clos en juillet 2007) contre 80 910 923 € (en 2006) et 69 020 582 € (en 2005). Pendant ce temps elle a réalisé 6450 524 € de  résultat net, c’est-à-dire de bénéfices (clos en juillet 2005) contre 4 598 278 € (en 2006) et -554 225 € (en 2007).

 

Depuis 2008, son PDG est Salvatore Serio. Kicéça ?

"Né en 1960, il est « napolitain de coeur et italien de nationalité ». Docteur en sciences économiques. Il devient rapidement l'un des « top managers » de Fiat. Il fréquente alors le clan Agnelli. Il arrive en France en 1984, chez Fiat France. Il apprend le français lors d'un stage intensif. Après un crochet par le cabinet de conseil Bain et les croisières Paquet, il revient chez Fiat  de 2000 à 2002, à Turin, où il dirige la centrale d'achats (acier, plastique, etc.).

Salvatore Serio arrive chez Europcar, une première fois en janvier 1998, comme directeur général chargé de la France. L'entreprise bat de l'aile. Il la redresse. Puis (décidément...) repart chez Fiat. Europcar repique du nez. Et le rappelle, en mai 2002, lui donnant les pleins pouvoirs pour la France et la Belgique.

Il passe alors à l’hôtellerie et au tourisme. Directeur général de NOVOTEL en 2006, il devient PDG du groupe ACCOR en Octobre 2007 mais quitte le groupe le 20 novembre à cause d’un « différend » avec la chaîne.

Il devient alors PDG de Dufour Yachts depuis décembre 2008 en succèdant à Jean-Louis Delhummeau.

Trait de caractère : pince-sans-rire. Hobby : Supporteur inconditionnel du club de Naples, nostalgique de l'époque Maradona. Mode de vie : lorsqu’il travaillait à Paris il rentrait les week-ends à Turin rejoindre sa femme et ses deux enfants (17 et 14 ans). Opinion : « Les hommes d'affaires français sont d'excellents hommes de dossier par rapport à nous autres transalpins, qui ajoutons une touche de fantaisie dans les affaires. Un dossier, même bétonné, ne donne pas toutes les clés d'une affaire. »

Signe particulier : joue du saxophone."

 

Bien que Salvatore Serio ait déclaré sur RFI en avril 2010, « L’avenir est serein », Dufour tente de faire face à la crise écomomique et financière, au marasme des ventes et doit se procurer des fonds. D’après Philippe Baroux, son propriétaire principal depuis 2006, le fonds d’investissements Rhone Capital aurait déjà ré-injecté 20 millions d’euros en 2008 et CGMer, filiale de la Société Générale aurait remis 4 millions en 2009.

 

Rhone Capital, Kézaco ?

Rhone Capital, est une filiale d'investissement de Rhone Group LLC.

« L'entreprise s’est spécialisée dans le marché des acquisitions par emprunt, les recapitalisations et les financements de partenariat. L'entreprise cherche à investir dans l'énergie, des matériaux, de l'industrie, le commerce, la consommation de base, la santé et les secteurs financiers. Elle met l'accent sur les investissements dans les entreprises européennes et transatlantiques ». 

 Rhône Capital, LLC a été fondée en 1997 et est une filiale d'investissement de Rhône Group LLC.   L'entreprise cherche à investir dans l'énergie, des matériaux, de l'industrie, le commerce, la consommation de base, la santé et des secteurs financiers. Elle met l'accent sur les investissements dans les entreprises européennes et transatlantiques.  Son siège social est à New York, États-Unis.

Elle a fusionné en septembre 2010 avec la Société Arizona chemical. Arizona Chemical Company fabrique des résines d'origine naturelle et des produits chimiques de spécialité à base de pin pour les adhésifs, les encres et des revêtements, des lubrifiants, additifs pour carburant, l'exploitation minière, et les marchés oléochimie. Its products include tall oil, ester, dimer, and terpene products; fatty and isostearic acids; ink resins, curing agents, polyamides, resinate, and rosin resins; and hot melt polyamides, rosin and terpene resin tackifiers, and dispersions. Ses produits comprennent des tallöl, esters, dimères et produits terpéniques, les acides gras et isostéarique; résines d'encre, des agents de durcissement, les polyamides, résinate, et les résines de colophane et hot melt polyamides, la colophane et de résine terpène agents collants, et des dispersions. The company's products are used to make fragrances, personal care items, plastics, household cleaners, soaps, inks, paints, rubber products, hydraulic fluids, and roofing materials. Les produits de la société sont utilisés pour fabriquer des parfums, des articles de soins personnels, les matières plastiques, produits d'entretien ménager, savons, encres, peintures, produits en caoutchouc, les fluides hydrauliques et des matériaux de toiture.

Les  Principaux dirigeants de Rhône Capital sont Ferdinand Groos, Steven Langman, Gordon M. Sheldon, M. Andrew Sweet M. Robert F. Agostinelli.

 

 Cékiça ?

Steven Langman, par exemple, est co-fondateur de  Rhône Capital, en 1996, dont il est directeur général. Avant 1996, il a été directeur général de Lazard Frères & Co. LLC où il s'est spécialisé dans les fusions et acquisitions à Londres et à New York. Langman avait rejoint Lazard en 1987. Avant de rejoindre Lazard, il avait travaillé dans le groupe des fusions et acquisitions de Goldman, Sachs & Co.

Steven Langman siège actuellement au conseil de plusieurs sociétés privées contrôlées par Rhône. M. Langman a obtenu un BA avec mention de l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill et une maîtrise de la London School of Economics.

 

Tragique ou comique ?

Le plus médiatisé des dirigeants de Rhone Capital est Roberto Agostinelli, un bailleur de fonds international. Né de parents immigrés italiens il a fréquenté l'Institut d'Aquin dans la banlieue de Rochester. Il a ensuite obtenu son baccalauréat ès arts de Saint-John Fisher College en 1976 et fréquenté l'Université de Columbia où il a obtenu son MBA et a été diplômé en 1981. Il a commencé sa carrière dans les services financiers à la Banque européenne d'investissement Rothschild Jacob en 1981-1982 et a ensuite rejoint Goldman Sachs où il a travaillé pendant cinq ans et a fondé « l'international des fusions d'entreprises et l'acquisition d'entreprises » à Londres.  Devenu ensuite associé principal chez Lazard Frères à New York, banque proche de l’ancien RPR, de 1987 à 1994,  il a également été désigné pour faire partie de l'Union Bancaire Privée (UBP) comité de direction où il était responsable de services d'investissement dans le monde entier. 

  Agostinelli, en collaboration avec Steven Langman a par la suite fondé leur propre entreprise, le Groupe Rhone, fonds de placement doté d’un capital de 500 millions de dollars. 

Copain de Nico

Mathilde Agostinelli, née Meyer, son épouse d’alors, est responsable de communication de Prada-France et c’est aussi la belle-soeur de Pierre-Jérôme Hénin, porte-parole adjoint de l’Elysée et une amie de Cécilia-ex-Sarkozy. C’est le couple Agostinelli, qui, lors du séjour de Nicolas Sarkozy à Wolfeboro aux États-Unis en août 2007, a, conjointement à la famille Cromback (Agnès Cromback est présidente de Tiffany France), payé sa location d’une maison appartenant à Mike Appe, ancien dirigeant de Microsoft, soit 44.000 euros pour 15 jours.

 Copain de G.B.

Agostinelli est un membre du Council on Foreign Relations (CFR) et un partisan du sionisme et des néo-conservateurs.  Il est l'un des membres fondateurs des  Amis d'Israël. En 2008 il fournit un important financement pour la campagne présidentielle de John McCain et Rudy Giuliani l'ex-maire de New-York, connu pour sa politique de "tolérance zéro" et candidat déclaré à l'investiture pour succéder à Bush. Robert Agostinelli est également un contributeur régulier du Parti Républicain américain au profit de George Bush, of course.

Pas copain d’Alain ni de John

Maintenant remarié avec  Rosalie Van Breemen, l’ex-épouse d’Alain Delon, Roberto Agostinelli aurait pu risquer, par ailleurs, quelques ennuis avec la justice française, s’il n’était un ami de Nico (témoin à son mariage, présent à la fameuse soirée du Fouquet’s). Voici l’histoire révélée par le site  Médiapart :

"Traitement de faveur" pour un banquier américain, accusé d'avoir proféré des menaces de mort, sans être toutefois inquiété par les juges français.

 En effet, John Augustin Washington, étudiant américain-de 43 ans … !- (descendant du premier président des États-Unis) a été condamné en Mars 2009 à quinze mois de prison en France pour avoir frappé avec une bouteille de vodka Colin Hall, un proche collaborateur d'Agostinelli.

L'affaire remonte au 24 Juillet 2006 et a eu lieu dans une discothèque à Saint-Tropez.

Histoire de finir en beauté un dimanche festif, une bande d'Anglo-Américains se retrouvent aux Caves du roy, l'une des boîtes de nuit les plus huppées de Saint-Tropez (Var). On danse, on rit, on boit jusqu'à ce que Colin Hall s'effondre dans un grand fracas. Il est près de 4 heures du matin, il vient de prendre un coup de bouteille sur la tête. Bagarre, bousculade, les chaudes nuits estivales de la cité varoise ne sont pas réputées pour leur quiétude. Dans un premier temps, Colin Hall se relève. Puis il retombe et plonge dans le coma. Evacué par hélicoptère vers l'hôpital de Nice, il s'en tire avec deux fractures du crâne et cinq semaines de convalescence.

 Alerté de l'hospitalisation de son collaborateur, Robert Agostinelli affrète un jet et s'envole vers Nice. A peine descendu d'avion, on lui désigne le nom de l'agresseur.

Dès lors, John Washington et son avocat,  Robert Agostinelli va multiplier les démarches auprès de ses relations gouvernementales. Le parquet de Draguignan ouvre une information judiciaire et lance un mandat d'arrêt international contre John Washington.

  Le 20 mars, le tribunal correctionnel de Draguignan a condamné Washington en première instance à quinze mois de prison ferme.

 Selon Mediapart, la peine infligée à John Washington était d’une «extrême sévérité», d'autant plus que l'analyse ADN a prouvé que Washington n'était pas l'agresseur de Colin Hall.

 C'est après cette attaque que Robert Agostinelli aurait menacé Washington. 

Mediapart publie un message laissé le 26 Juillet 2006  sur le répondeur de Washington : « Mon cher ami John, je veux que tu te souviennes de mon nom parce que tu vas t'en souvenir toute ta vie. C'est Robert Agostinelli. Et juste pour ton information, je ne lâche jamais, jamais. Comme le font les coureurs du Mississippi, sache que les chiens de chasse sont derrière toi, et ils sont très en colère, et ils sont infatigables, et ils vont transformer ta vie en une bouffée de fumée. Réfléchis à ce message parce que l'horloge fait 'tic-tac', elle fait 'tic-tac' sur toi ». Un second message a été laissé vingt minutes après.

 Interrogé comme témoin sur les accusations de menaces de mort par le juge de Draguignan, Robert Agostinelli a confirmé avoir laissé plusieurs messages sur le répondeur de John Washington aux dates indiquées, mais a nié tout acte d'intimidation.
John Washington, lui, accuse le juge de n’avoir pas tenu compte des menaces et pose des questions sur une éventuelle intervention de Nicolas Sarkozy pour balayer l'accusation d'Agostinelli.

 Mediapart n’a cependant pas de preuve…

 

Que des gens intéressants, on vous dit ! Mais revenons à nos bateaux !

Bavaria (Bavière Yachtbau GmbH de Commerzbank AG »)

Bavaria est une société dont le siège social est à Munich mais dont les chantiers sont proches de Francfort. Elle est détenue majoritairement par deux fonds d'investissement, Anchorage Advisors et Oaktree Capital.

 Un nouveau PDG de choc

Le PDG de Bavaria, Jens Ludman a pris ses fonctions le 15 août 2010 après avoir été pendant 11 années chez Ford Europe où il a occupé plusieurs postes de direction dans la planification stratégique de portefeuille et développement de nouveaux produits. Il a également travaillé au processus d'industrialisation de véhicules dont il a ensuite dirigé le développement :  S-Max et Mondeo.

Jens Ludman n’a donc pas mis longtemps à imaginer que Bavaria et Dufour pourraient être complémentaires avec l’italien Cantiere del Pardo (implanté à Forli, en Émilie, entre Bologne et Rimini), également dans son collimateur et qui a déjà acquis une participation dans Dufour Yachts en même temps que le Crédit Agricole l’unité UEI et ABN Amro.

 Que veulent les éventuels nouveaux investisseurs ?

En faisant l’acquisition de « Bavière Yachtbau GmbH de Commerzbank AG » (Bavaria), « Anchorage, L.L.C. » et la « Oaktree Capital Management », selon un rapport du Financial Times Deutschland,  prévoyaient d'investir deux millions d'euros de capital frais. Selon ces sources, la majeure partie des 900 millions d’euros de dette de la compagnie  allait être épongée.

Car les actionnaires de Bavaria, Anchorage Advisors, LLC et Oaktree Capital Management, veulent une stratégie de croissance de l'entreprise. Cette stratégie exigera une accélération du développement de nouveaux produits à la fois en améliorant sa position sur les marchés existants de base ainsi que par la pénétration de nouveaux segments et marchés géographiques.

 

Faudra-t-il aussi passer par une délocalisation, vers l’Allemagne, comme semblait le craindre Philippe Baroux « Dans le cas de Dufour Yachts, un investisseur irait-il jusqu’à délocaliser en Bavière une production qui, à La Rochelle, fournit du travail à près de 600 salariés ? » (Oh ! non ! shocking ! ils n’oseraient pas ! - C’est la réponse.), ou ailleurs ?

Anchorage Advisors, LLC, Kézaco ?

Fondée en 2003, basée à Broadway (New-York city), Anchorage Advisors, l.l.c s’emploie à valoriser des fonds spéculatifs.  « L'entreprise gère les fonds spéculatifs des investisseurs, et investit principalement dans le crédit et les marchés des situations particulières, y compris dans les dettes de la Banque et de la liaison ».

Son PDG est M. Anthony Lynn Davis qui fonda Anchorage Capital Group. Il est également membre du Conseil de direction de Robin des bois Foundation. Ké zaco ? C’est une institution charitable. [La fondation Robin des Bois  fournit des subventions à des programmes de lutte contre la pauvreté à New-York. Créée en 1988, elle est basée à Broadway, (New-York City).  Comme directeur de la Fondation, on trouve Paul Tudor Jones, classé en 2007 par Forbes en 369ème position des plus grandes fortunes mondiales, avec 2,5 milliards d’euros environ (de quoi quand même alimenter quelques aumônes) ; il a obtenu une grande partie de sa fortune  en 1987, lors du « lundi noir » triplant sa fortune ce jour-là  en anticipant les ventes.]

Oaktree Capital Management,  Kézaco ?

« Oaktree a été fondée en avril 1995 par Howard Marks, Bruce Karsh, Steve Kaplan, Larry Keele, Richard Masson et Sheldon Stone. 

 Aujourd'hui, Oaktree est composé d'environ 600 employés à Los Angeles (siège), New York, Stamford (Connecticut), Amsterdam, Francfort, Londres, Luxembourg , Paris, Pékin, Hong Kong, Séoul, Singapour et Tokyo. » (Site Internet d’Oaktree).

Son président actuel est encore Howard Marks. De 1985 à 1995, il a dirigé TCW Group, Inc. qui a été « responsable des investissements dans la dette en détresse, avec un rendement élevé en obligations et titres convertibles ».

 (Traduction : il a fait un max de pognon).

Il est également chef des placements de titres à revenu fixe national TCW et Président de TCW Asset Management Company, le plus grand des sociétés TCW. (TCW est un fonds de pensions). Auparavant, Il a été à Citicorp Investment Management pendant 16 ans, où de 1978 à 1985 il était vice-président et portefeuilliste principal en charge de titres convertibles et haut rendement.

 De 1969 à 1978, il est analyste de recherche de l'équité (ça ne s’invente pas) et, par la suite, directeur de la recherche du Citicorp. Howard Marks détient un B.S.Ec. «cum laude» de la Wharton School de l'Université de Pennsylvanie avec une majeure en finances et un M.B.A. en comptabilité et marketing de la Graduate School of Business de l'Université de Chicago, où il a reçu le prix George Brown des Hay.

 

Autre personnage important du « chêne » (Oaktree), Bob (Robert) Denham, membre du Conseil d'administration. Partenaire du cabinet d'avocats Munger, Tolles & Olson S.R.L., ayant rejoint l'entreprise en 1998, après avoir servi comme président et chef de la direction agent de Salomon Inc. m. Denham a rejoint Salomon en fin août 1991 comme avocat général de Salomon et sa filiale, Salomon Brothers et est devenu président de Salomon en juin 1992. Avant de rejoindre Salomon, Bob Denham avait été chez Munger, Tolles & Olson LLP depuis vingt ans.  Diplômé « magna cum laude » de l'Université du Texas, où il a été élu au Phi Beta Kappa,  Il a reçu un diplôme de maîtrise de l'Université Harvard en 1968 et un J.D. de la Harvard Law School, en 1971. M. Denham est un membre de la Californie, l'Amérique et la Los Angeles County Bar Associations. M. Denham est au  Conseil d'administration de la John d. et de la Catherine t. MacArthur Foundation (Président) et est un syndic de la New School University et du bon samaritain Hospital de Los Angeles (Vice-Président). Il est également membre du Comité exécutif de déontologie professionnelle de l'American Institute of Certified Public Accountants public. M. Denham fait actuellement partie des conseils d'administration de la société Chevron, Fomento Economico Mexicano, S.A. de CV (FEMSA), The New York Times et Wesco Financial Corporation.

 

Voici donc les personnages qui doivent sauver le soldat Dufour ! Ça promet !

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